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La cornemuse écossaise et ses cousines de France et d'ailleurs : l'instrument, son histoire, son répertoire et la façon d'apprendre à en jouer
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Apprendre et jouer · Ressources

Ressources sur la cornemuse : institutions, livres et archives

Ressources sur la cornemuse : institutions, livres et archives

Pour aller plus loin que les bases, il faut savoir vers qui se tourner. Le monde de la cornemuse s’appuie sur un petit nombre d’institutions anciennes, de fédérations et de lieux de mémoire, en Écosse comme en Bretagne et dans le reste de la France. Cette page les présente par type de ressource, sans lien : leurs noms suffisent pour les retrouver.

Les organismes de référence en Écosse

Quatre noms reviennent sans cesse dès que l’on s’intéresse à la cornemuse écossaise.

OrganismeRôle principal
Royal Scottish Pipe Band Association (RSPBA)organise les concours de pipe bands en Écosse, dont les championnats du monde, et fixe les règles et les grades
Piobaireachd Societyse consacre au pibroch : publication de recueils, recherche, choix des morceaux imposés dans les grands concours
College of Pipingécole de cornemuse de Glasgow, connue pour ses méthodes d’apprentissage et son enseignement
National Piping Centrecentre consacré à la cornemuse à Glasgow, avec enseignement, salles de concert et collection d’instruments

L’armée britannique a longtemps joué un rôle central dans la transmission. Son école de cornemuse et de batterie forme les sonneurs militaires et contribue à fixer des standards de jeu. Les associations de pipe bands d’autres pays, en Amérique du Nord, en Océanie ou en Europe, organisent aussi leurs propres concours, souvent selon des règles proches de celles de la RSPBA. Pour comprendre le fonctionnement des compétitions, voir notre page sur les concours.

En Bretagne et en France

En Bretagne, la fédération des sonneurs s’appelle Bodadeg ar Sonerion, souvent abrégée BAS. Elle rassemble les bagadoù, organise le championnat national des bagadoù et participe à la formation des musiciens. Le fonctionnement des bagadoù est présenté dans notre page sur les pipe bands et bagadoù.

Pour les musiques traditionnelles en général, plusieurs structures jouent un rôle de mémoire et de transmission :

  • Dastum, association bretonne qui collecte, conserve et diffuse le patrimoine oral : chants, airs, enregistrements de sonneurs ;
  • les centres et fédérations de musiques traditionnelles, présents dans plusieurs régions, qui organisent stages et collectages ;
  • les associations de sonneurs de cornemuses de France (cornemuse du Centre, cabrette, boha, musette), actives dans leurs régions respectives. Ces instruments ont leur page : cornemuses de France.

Les musées et collections

Plusieurs musées conservent des cornemuses anciennes, parfois en grand nombre :

  • le Musée de la musique, à la Philharmonie de Paris, dont les collections couvrent les instruments savants et populaires ;
  • le musée des musiques populaires de Montluçon, consacré aux instruments des traditions populaires, avec une place importante pour les cornemuses du Centre ;
  • la collection du National Piping Centre à Glasgow, centrée sur la cornemuse écossaise ;
  • les musées nationaux écossais, qui conservent des instruments et des objets liés à l’histoire des Highlands.

Avant toute visite, vérifiez les salles ouvertes : les collections d’instruments ne sont pas toujours exposées en totalité.

Les livres

Trois familles d’ouvrages sont utiles.

Les méthodes, d’abord. Celles des grandes écoles de Glasgow servent de base à des générations de débutants, et chaque fédération ou école a souvent la sienne. Elles s’accompagnent aujourd’hui fréquemment d’enregistrements.

Les recueils de répertoire, ensuite : collections régimentaires, recueils de la Piobaireachd Society pour le pibroch, cahiers édités par les fédérations bretonnes. Leur usage est expliqué dans notre page sur les partitions.

Les livres d’histoire et d’organologie, enfin. On cite volontiers The Bagpipe de Francis Collinson, ouvrage de synthèse sur l’histoire de l’instrument à travers le monde, ou les travaux de Hugh Cheape sur la cornemuse écossaise. En français, les ouvrages sur les instruments populaires et les publications des associations de musique traditionnelle couvrent bien les cornemuses de France.

Les archives sonores

Écouter reste la meilleure façon d’apprendre un style. Plusieurs types de fonds existent :

  1. Les archives de collectage, qui conservent des enregistrements de sonneurs traditionnels, souvent réalisés à partir du milieu du vingtième siècle.
  2. Les enregistrements de concours, publiés régulièrement pour les grandes compétitions de pipe bands et de solistes.
  3. Les discographies des groupes, bagadoù et pipe bands de haut niveau, qui donnent une idée du son actuel.
  4. Les archives de radio et de télévision, accessibles en partie dans les médiathèques et les fonds publics.

Les revues et publications

Le monde de la cornemuse a longtemps eu ses revues spécialisées, imprimées puis numériques, consacrées aux concours, aux portraits de sonneurs et aux questions techniques. Les fédérations publient aussi des bulletins à destination de leurs membres. Les fabricants diffusent des guides d’entretien et de réglage, utiles même quand on ne joue pas leurs instruments.

Comment trier l’information

Les ressources en ligne sont abondantes et de qualité très variable. Quelques réflexes aident :

  • privilégier les publications des fédérations, écoles et musées ;
  • se méfier des dates et des chiffres précis donnés sans source ;
  • comparer plusieurs versions d’un même air avant d’en adopter une ;
  • demander conseil à un professeur ou à un sonneur expérimenté.

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